HS #2 : J'AI VU "Les misérables"


Hier, je suis allé au cinéma avec quelques amis pour aller voir « Les misérables », un film de Ladj Ly. Je n’avais pas vu la bande-annonce donc je partais en terre inconnue. Mon père m’avait vaguement parlé de l’intrigue qui m’a plu, et puis ça faisait beaucoup trop longtemps que je n’étais pas allé au cinéma donc je me suis lancé.
Accompagnés d’amis de bons goûts, je suis optimiste en rentrant dans la salle, je pense aller voir un très bon film, nommé aux Oscars qui plus est. Et c’est donc l’une des premières fois de ma vie que ne suis pas déçu d’un film sur lequel j’étais optimiste.

« Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs. »
Victor Hugo, Les misérables

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L’intrigue

Après une séquence d’ouverture au cours de laquelle le jeune Issa et ses camarades viennent célébrer à Paris la victoire des Bleus à la Coupe du monde en Russie, Ladj Ly embarque le spectateur entre les tours austères de la cité des Bosquets. On découvre Stéphane (Damien Bonnard), un flic qui a quitté Cherbourg pour se rapprocher de la mère de son fils. Il va devoir faire équipe avec Chris (Alexis Manenti) et Gwada (Djebril Dider Zonga), un duo qui compose avec les dealers, les Frères musulmans et les gitans pour obtenir la paix sociale, à défaut de faire respecter la loi.
Une après-midi, alors qu’ils tentent d’interpeller Issa sur un terrain de jeu, les trois hommes sont pris en grippe par un groupe d’ados à bout de nerfs à force d’être contrôlés jour après jour par ces adultes qui ne comprennent rien à leur vie. Sous la pression, l’un des flics se rend coupable d’une bavure qui a été filmée en direct par le drone d’un gamin qui, d’ordinaire, se sert de son joujou pour espionner les filles du coin. Et qui va, à son tour, être pourchassé par ces hommes faillibles et impuissants face à l’ampleur de leur tâche.


Ce que j’en ai pensé

Ce film me fait fortement penser à La haine, classique sorti en 1995 par Mathieu Kassovitz et joué par Vincent Cassel. 24 ans après, le thème traité par le film « Les misérables » est très semblable. Ici, le film raconte une histoire qui est la conséquence de l’incompréhension et le manque de communication entre les cités et les forces de l’ordre. Le film a choisi de traiter d’une bavure policière, comme il peut y en avoir énormément de nos jours en banlieue, et quelles conséquences ces bavures peuvent avoir sur un camp comme sur l’autre. Ici, la police est clairement en tort, et on peut penser que ce film prend parti pour un camp, alors qu’elle raconte juste une histoire qui peut très bien se passer dans toutes les banlieues de France. J’ai donc fortement apprécié la tension qu’installe ce film, et la véracité du récit d’une journée a priori banale en cité. Je vous conseille vivement d’aller le voir !

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